jeudi 2 juillet 2009, par Karine Soucy
La vérité est-elle relative ?
Voilà la question que nous nous sommes posés hier soir lors de notre première CRP estivale au Café du Clocher de Kamouraska. Cette question était resssortie suite à la lecture du premier épisode du chapitre deux du roman Kio et Augustine.
D’entrée de jeu, il a semblé que la vérité soit relative, si on considère que chaque personne possède des valeurs et des croyances qui lui sont propres. Alors, chaque individu aurait sa propre vérité. Cependant, le mot vérité est-il le mot juste ? Parlons-nous de vérité individuelle ou de croyances, de valeurs, de réalités, d’assises ? Si le mot vérité est le bon, il y a lieu de se demander si, au-delà de nos vérités individuelles, il existe UNE vérité ?
Bien sûr, il y a les vérités scientifiques, ce qui est prouvé. 1+1=2, c’est la vérité. Ou serait-ce un fait, une loi ?
La foi d’une personne, pourrions-nous appeler cela sa vérité ? Devrions-nous rechercher la vérité, cela serait-il un but à atteindre ? La recherche de la vérité serait-elle reliée à la peur ? Se pourrait-il qu’un individu confiant, en harmonie avec lui-même, ne ressente pas le besoin de chercher la vérité, ni auprès de lui-même ni auprès des autres, parce que ce qu’il vit, c’est le moment présent ? La vérité serait-elle reliée aux actes passés ? Existe-t-il une vérité pour le futur ?
Il y a la vérité de nos paroles... se pourrait-il que les paroles d’une personne schizophrène, par exemple. soit pour lui la vérité, alors que pour une autre personne, ces paroles seraient loin d’être la vérité ? Il serait alors simple de dire que la vérité est relative, et on pourrait utiliser cette expression à outrance, en affirmant que de toute façon, chacun a sa vérité et que la vérité est relative. Ainsi, nul besoin de réfléchir à la question de la vérité. Trop simple pour nous... nous souhaitions chercher un peu plus loin.
Pendant notre CRP, un participant a cherché la définition de vérité sur Wikipédia. "qualité de ce qui est vrai ; conformité de l’idée avec l’objet ; conformité de ce qui est réel et de ce qu’on en pense ; d’un point de vue juridique, la vérité est une preuve".
Vu sous l’angle social, nos lois, le fonctionnement propre à chaque pays, cela pourrait être vu comme une vérité, comme notre vérité. La vérité serait donc un outil de gestion. Si chaque État a sa vérité, on pourrait se demander s’il y a lieu de confronter nos vérités, si cet exercice est bénéfique, souhaitable, nécessaire, et s’il serait possible d’en arriver à UNE vérité.
En couple, chacun a sa vérité, et les deux individus s’entendent sur une vérité commune également. En reprenant l’idée de vérité pour un pays, devrions-nous percevoir derrière cette vision l’imposition de contraintes pour les individus ?
Voilà les idées qui me viennent en tête suite à notre CRP... je vous invite à ajouter d’autres mots à ce texte, afin de nous approcher de plus en plus de la vérité de ce qui s’est dit !
Merci à tous les participants et rendez-vous le 15 juilet, 20h, au Café du Clocher de Kamouraska pour notre 2è CRP estivale.
Karine Soucy